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Episode 2 de « Money Bell » : « Assurance 2030 : quels défis à relever »

Découvrez le second épisode de notre podcast "Money Bell by Exton Consulting" : Assurance 2030 !

Le métier d’assureur évolue, se transforme, notamment sous la pression des attentes des clients, des possibilités offertes par le digital, et des nouveaux entrants sur ce marché qui l’attaquent de façon différente. La crise sanitaire n’a fait qu’accélérer les tendances à l’œuvre et a donné un coup de projecteur inédit sur ce secteur qui connaît des bouleversements structuraux. Quelles sont les tendances qui influent sur le métier d’assureur ? Quels sont les scénarios possibles de l’évolution de l’assurance dans les prochaines années ? Quel est le rôle de la technologie ? Quelles relations entre assurtechs et assureurs historiques ? Pour en parler, Philippe Derambure, Associé chez Exton Consulting, reçoit Bertrand Lauzeral et Jean-Louis Delpérié, Associés.

Episode 2 : Assurance 2030
Money Bell by Exton Consulting

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Extraits :

« On passe dans une logique qui est une logique d’écosystèmes, qui sont centrés sur les utilisateurs et sur leur vrai besoin, sur le besoin final de l’utilisateur. Aller du point A au point B, par exemple. Et ceux qui sont les mieux placés, ce sont ceux qui ont accès au client final, qui répondent au besoin ultime du client. L’assurance ce n’est jamais le besoin ultime. C’est la sécurisation du besoin, donc en réalité, on devient une commodité embarquée à l’intérieur du produit de l’entreprise pivot, centre de l’écosystème. »

Bertrand Lauzeral

« Fondamentalement, ce qui intéresse le consommateur, c’est la réalisation de son objectif, donc c’est la suppression du risque de non réalisation. A l’ultime, ce serait ça le métier d’assureur, et c’est inéluctable. Donc ils risquent vraiment de se voir sortis du centre du jeu pour être cantonnés dans un rôle de simple porteurs de risques, parce qu’il y a quand même des capacités financières en assurance, gestionnaires de sinistres, au profit d’acteurs qui seraient en fait des intégrateurs de l’ensemble des produits et des services dans un univers de besoin. »

Bertrand Lauzeral

« L’appui sur la technologie, la data, la collaboration avec les acteurs innovants de type start-ups, sont essentiels pour ce principe d’agrégation. Et l’assureur, pour essayer de se transformer ou pour se transformer donc doit passer de la simple indemnisation à la gestion globale du risque, et plutôt que dans cette logique bilatérale, dans cette logique d’assemblage dans lequel il peut être le centre de ces écosystèmes. »

Bertrand Lauzeral

« Nous assistions aujourd’hui à une ébullition des start-ups de l’assurance : nous avons recensé plus de 2 100 Assurtechs dans le monde, plus de 150 en France, donc ça commence à être un phénomène d’ampleur assez fort. Elles ont en 2020 levé plus de 7 Mds $ auprès d’investisseurs, et donc elles commencent à avoir une certaine puissance financière avec de très grosses levées de fonds. »

Jean-Louis Delpérié

« Les Assurtechs n’ont pas non plus la partie facile, elles doivent relever leurs propres défis. Tout d’abord, capter des clients en France et à l’étranger dans des marchés très concurrentiels, donc la bataille fait rage. Continuer à pouvoir lever des fonds pour soutenir leur développement à l’échelle européenne sur de nombreux pays, de nombreuses géographies, donc forcément des frais importants et surtout chercher à fidéliser dans le temps leur clientèle, et chercher à rentabiliser le portefeuille acquis, en particulier pour celles qui ont l’agrément d’assureur. »

Jean-Louis Delpérié